Peindre la nuit quand la lune blanche,
De sa lueur d’ailleurs bleuit le ciel étale.
Velours du vide, étoiles en suspend,
Somme de toutes les heures où passe
Le léger vent nocturne.
Et le cris de la chouette,
Qui résonnera dans le silence
De la toile,
– Vierge espace de tous les possibles.
Saisir l’essence de l’absence,
La lumière noire des heures
Où l’on bascule de soir vers matin.
Liqueur de givre,
Roses de rosée douces et posées
Dans la noirceur de la terre,
Qui s’irise d’éclats diamantins,
Sur la toile,
– Carré ténu d’ombres tendu, indéfini.
Et dans ce monde arrêté,
Au fil d’Arachné retenu
À l’aplomb exacte où le jour est chu
Et que s’est lentement levé la nuit
Je continue ma course,
La quête de mon graal |
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L’âme et les yeux ne font qu’un, en silence
Dans la toile,
– Profondeur magique où dorment les fées.
Prendre à la nasse de mes traits,
Enfermer dans mes contours,
Le sombre somptueux,
La ténèbre qui ravit
Les couleurs au jour.
Peindre la nuit quand la lune blanche,
De sa lueur d’ailleurs cherche,
Au fond de mes yeux fascinés,
Les fantômes de mon âme.
Mr.You, 8 janvier 2008
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